Noël n'est pas une fête comme les autres. De toutes les fêtes religieuses qui rythment le calendrier, elle est la plus attendue, la plus célébrée et celle qui nous interroge au plus profond de nous-mêmes parce qu'elle porte en elle tous les espoirs que suscite une naissance : la grandeur et le fragilité de la vie, le rassemblement de la famille, l'invitation des proches à partager cette joie et, fait plus exceptionnel, l'élargissement des cercles habituels pour partager la bonne nouvelle.
Fêter (célébrer?) Noël donne envie d'être plus attentifs aux autres : à nos enfants bien sûr, à nos parents, nos familles pour qui le temps nous manque tout au long de l'année ; à ceux qui sont loin isolés ou qui traversent des périodes de doute ou de douleur. Nous en connaissons tous.
Penser à eux ne suffit pas, il faut signifier par un geste, un appel, une attention, prendre le temps de la dire ou de l'écrire pour réchauffer leur cœur… et le notre aussi.
Ne pas être pudique de ses sentiments, ses valeurs, son espérance donne de la profondeur aux relations humaines et suscite souvent en retour la même expression, libère des émotions enfouies et invite à plus de confiance en soi, à plus d'audace aussi!
La multiplication des gestes de solidarité au moment de Noël démontre que la générosité et l'optimisme peuvent être contagieux.
C'est l'esprit de Noël, d'accord. Et s'il ne tenait qu'à nous de le prolonger dans nos vies quotidiennes? Alors la magie de Noël serait moins éphémère et la lumière (l'optimisme) plus durables!
J'en forme le vœu pour éclairer 2007.
Texte écrit et transmis par Christiane Lambert, (vice-présidence de la fnsea)